Aly Cissokho, quel est votre sentiment après avoir rejoint l'Olympique Lyonnais ?
Un sentiment de satisfaction. Je suis très content de rejoindre l'OL, le meilleur club français. C'est un club qui gagne, va de l'avant et domine le championnat depuis de nombreuses années. J'espère remporter le championnat comme je l'ai fait avec Porto la saison dernière.
Que visez-vous cette saison ?
D'abord, vite m'adapter à la Ligue 1. Prendre mes marques à l'OL. J'aurais plus de facilités parce que je suis français. J'ai dû partir à l'étranger pour progresser et être plus fort mentalement. J'ai atteint mon objectif en un an.
Libre il y a un an, vous valez aujourd'hui 15 millions d'euros...
C'est une histoire pas comme les autres. Il a fallu que j'aille au Portugal, à Setubal, pour continuer ma carrière pro et connaître la première division. Quand je suis arrivé, l'entraîneur ne m'avait jamais vu jouer mais il m'a fait confiance. En quatre mois, j'ai réussi à intéresser les grands clubs, notamment le FC Porto qui m'a fait signer quatre ans. J'ai joué tous les matchs, les derbys et la Ligue des Champions. D'autres grands clubs ont commencé à s'intéresser à moi. Le président m'a transféré au plus offrant.
Pensez-vous désormais à l'équipe de France ?
Pas du tout. Je suis là pour m'adapter, travailler et montrer ma valeur. Si ça doit venir, on verra. Je vais travailler pour car tout joueur rêve de l'équipe nationale.
« L'OL n'est pas un choix par défaut »
Vous aviez choisi le Milan AC au départ. L'OL est-il un choix par défaut ?
Non, ce n'est pas un choix par défaut. J'en avais plusieurs à faire pour mon avenir. Les dirigeants de Porto m'ont dressé la liste des clubs intéressés dont le Milan AC, qui était un club qui me faisait rêver depuis tout petit. Il s'est passé ce qu'il s'est passé. Ensuite, j'ai eu d'autres opportunités. Mais j'ai préféré revenir en France et dans le meilleur club français.
« Lisandro peut largement réussir ici »
Espérez-vous poursuivre à Lyon votre ascension fulgurante ?
Oui, je veux rester dans ma ligne de conduite. J'ai beaucoup travaillé tactiquement, physiquement et mentalement au Portugal. Etre seul là-bas n'a pas toujours été simple. Ici, ma famille et mes amis ne seront pas loin. Cela va beaucoup m'aider. Je veux vite m'adapter pour montrer de quoi je suis capable.
Et gagner des titres ?
Oui, j'ai connu le goût de la victoire à Porto. Nous n'avons perdu qu'une seule fois en dix-huit matchs (contre Manchester United). Lyon et Porto ont cette même culture de la gagne. On va tout faire pour tout gagner avec ce groupe composé de bons joueurs et de beaucoup d'internationaux.
Vous rejoignez votre ex-coéquipier de Porto Lisandro Lopez. Est-il capable de s'imposer en France ?
C'est un joueur qui a un gros caractère. Techniquement, il m'a beaucoup impressionné dès mon arrivée à Porto. C'est le genre d'attaquant qui fait la différence. Il peut largement réussir ici.
Etes-vous flatté par les propos de Bernard Lacombe qui vous a comparé à Eric Abidal ?
C'est très flatteur. J'espère monter ce qu'il a démontré à Lyon. Ce serait une grande fierté. C'est un grand joueur que je respecte beaucoup. Il fait de belles choses aujourd'hui à Barcelone. J'ai même récupéré son numéro, le 20. Marcher sur ses traces serait très bien pour moi.